2004-07-11

Je suis amoureux de ta manière d'être, anna. Parce que je la reconnais, et elle me rassure. Si idiotement, si lâchement. Comment lui dirais-je en castillan ? "Me encanta tu manera de estar, anna". Ou ser ? De ser y estar, justement. Une description qui tombe à ravire, puisque j'ai eu l'occasion d'y distinguer les deux traits au cours de nos rencontres. Lorsque tu es en compagnie, tu es là, mais tu ne l'es pas. Ton regard toujours absent. Il n'est pas ailleurs. Il ne s'ennuie pas. Il est tout juste absent. Et cette bouche, qui exprime un semblant de sourire béât, admiratif, sensible, détaché, perplexe, faussement timide. On ne saura jamais à quoi tu penses. C'est aussi ce qui leur vient à l'esprit, aux gens qui me regardent. C'est pourquoi finalement ca ne m'étonne pas, que tu me le demandes si souvent lorsque nous nous taisons. "A quoi tu penses ?". Mes yeux amoureux pensent que tu es un petit enfant perdu. Quelqu'un qui a besoin de tendresse et de protection. Mais je ne te le dis pas. Je me tais. Pas par choix. Par nature, tout simplement. Tu le sais bien et tu ne me le reproches pas.